Horloges : Horloge de l’avenue Cartier

Au cours de l’après-midi du 7 février 2014, le sergent-détective Lionel Sanschagrin doit se rendre dans une boutique de l’avenue Cartier où on vend des manteaux Kanuk. À la recherche d’un acheteur qui portait un tel vêtement bleu Québec Special Edition et qui aurait été vu sur les lieux du deuxième assassinat le soir de l’ouverture du 60e Carnaval de Québec

Après avoir interrogée la gérante, à la sortie du magasin, « De l’autre côté de l’avenue, au-dessus d’une des entrées des halles (du petit quartier), les aiguilles des heures et des minutes de l’horloge se superposent pile sur le chiffre « III ». Un mauvais présage noir sur blanc pour une prochaine victime. Toutefois, l’instant présent déjà passé et un nombre infini d’autres qui s’écoulent laissent indifférent Lionel Sanschagrin plutôt préoccupé par la récupération de sa voiture. »

Les Halles Cartier (nouveau nom), pôle d'alimentation, de restauration, de boutique, de services et de soins de santé sont une véritable institution à Québec. Elles regroupent plus de 28 commerces au cœur du quartier Montcalm.

Lieux : Le Bal du lézard

Le 21 juin 2014, la sixième édition du festival de Limoilou en musique bat son plein. Le journaliste Jean-Charles Boisvert et son photographe Simon Beauregard ont un rendez-vous clandestin. La sergente-détective Marjolaine Bouchard qui assiste aussi au spectacle en compagnie de son conjoint aperçoit Boisvert qui sirote une bière : 

« — Bonsoir monsieur Boisvert. Vous m’reconnaissez ? Marjolaine Bouchard de l’Unité des crimes majeurs. J’savais pas qu’vous étiez fan de musique rétro, là, là ? 

Incommodé par la présence inopinée de la policière, le journaliste la salue sans élégance et répond qu’il passait par là, attiré par le boucan d’enfer. 

— Vous demeurez dans l’coin ?

— Non, j’ai rendez-vous avec un ami au Bal du lézard. » 

Le Bal du lézard est un petit bar sympa situé en plein cœur de Limoilou sur la troisième avenue qui offre régulièrement des spectacles et des soirées DJ. 

Source photo : flyingdowntown.com


Auteurs et philosophes : Robert Sabatier

Le soir de la réception de départ à la retraite organisée par ses collègues, Norbert Dionne raconte à son auditoire les tenants et aboutissants de sa dernière enquête et conclut son allocution avec les remerciements et les déclarations d’usage. Après une dernière manifestation d’enthousiasme, l’ex-policier serre des mains avec en tête une citation évocatrice de Robert Sabatier, surlignée dans un des livres retrouvés dans la chambre de Bruno Harvey

« Les présents du Temps sont insaisissables : le temps d’avancer la main, il a déjà fui. »

Cette réflexion sur le temps qui passe est tirée de Le livre de la déraison souriante que l’écrivain et poète français a publié en 1991.

Auteur de romans, d’essais, de recueils d'aphorismes et de poésies, Robert Sabatier a été élu à l'Académie Goncourt en 1971 ainsi qu'à l'Académie Mallarmé.

Personnages : XYZ

XYZ, pseudonyme de Xavier-Yves Zicat, est un nerd de l’informatique arrêté dans une affaire de fraude sur Internet que le sergent-détective Lionel Sanschagrin décide de consulter afin de décrypter les messages codés laissés par le tueur en série qui sévit à Québec en 2014. 

« Après avoir purgé sa peine, le jeune crack a retrouvé le droit chemin et, depuis Québec, retire des revenus lucratifs en faisant bénéficier de ses services professionnels une institution bancaire canadienne dont le siège social est à Toronto. » 

L’assistance du jeune informaticien dont la copine a perturbé le policier lors de sa première visite dans le luxueux appartement sur la rue Murray ne sera d’une très grande utilité dans la résolution de l’enquête.

Divers : le défi des Têtes rasées

« En parcourant l’édition du 24 août 2014 du Journal de la Capitale, Bruno Harvey aperçoit le portrait-robot établi par l’UCM du tueur en série qui aurait tenté d’agresser une des coureuses du dernier marathon. Bien qu’il lui semble difficile, voire impossible d’être identifié en raison de ses verres fumés, il décide tout de même de réduire sa barbe en bouc et de se dégarnir le crâne. Auprès de ses collègues, il justifie son geste en guise de solidarité envers les patients atteints de cancer qu’il soigne au quotidien. Il regrette de ne pas avoir relevé, au printemps, le Défi têtes rasées de Leucan. » 

Cet événement annuel québécois a été organisé la première fois en 2001 bénévole de Leucan (Association pour les enfants atteints de cancer) touché par l’ampleur du défi que les enfants doivent relever lorsqu’ils font face à la maladie. Il permet à l’organisme « de financer la recherche clinique en oncologie pédiatrique et d’offrir aux familles un soutien psychologique et financier continu ». 

Se faire raser la tête est devenu un « symbole d’amour et d’acceptation pour les enfants qui n’ont pas le choix de perdre leurs cheveux à cause des traitements. » 

Source : site Web de Leucan

Auteurs et philosophes : Gaston Bachelard

Au cours de la cérémonie funéraire de Gaston Portelance, Bruno Harvey mentionne que son voisin de palier a régulièrement laissé sur son paillasson « des livres et des photocopies d’articles de revues sur le temps qui règle nos vies ». Il les a « dévorés, curieux d’en discuter avec lui chaque fois qu’il était disponible » Le fils d’horloger fait, entre autres, référence à un certain Bachelard que Gaston lui a fait découvrir et qu’il ne connaissait pas. 

Il s’agit de Gaston Bachelard (1884-1962), philosophe français des sciences, de la poésie, de l'éducation et du temps. 

Dans un de ses principaux ouvrages, L'Intuition de l'instant (1932), « il considère que " la vraie réalité du temps, c’est l’instant ; la durée n’est qu’une construction, sans aucune réalité absolue." La qualité de la construction dépend de la force de notre volonté et de notre degré de créativité : "Le temps ne dure qu'en inventant." »

Source : Wikipédia


Événements : Carnaval de Québec

Dans Chronomeurtres, la soirée d’ouverture du 60e Carnaval de Québec sur la colline parlementaire se déroule le 30 janvier 2014. « Deux événements non prévus se sont invités au programme caractérisé par le retour de la première reine depuis 18 ans, alors que la direction du festival hivernal avait décidé d’inhumer le concept des Duchesses sous des tonnes de glace. »

Des Carnavaleux sont en route vers le site de la fête. Ils empruntent le métrobus 1167 du parcours 800, véhicule articulé du Réseau de transport de la capitale, un « de ceux qui font la navette entre les terminus Montmorency à Beauport, et celui de Marly, à la pointe Sainte-Foy. » Ils se rendent au palais de glace de la mascotte carnavalesque créée en 1955 par un tailleur réputé de la ville de Québec. Ce soir-là, la population de capitale y est conviée à 20 heures.

Marjolaine Bouchard et son conjoint, François Cardinal, sont du groupe. La soirée s’annonce festive.

Références musicales : Felix Mendellsohn

Au cours de la cérémonie des funérailles de Gaston Portelance, un « concerto de Felix Mendelssohn, un des compositeurs préférés du défunt, invite au recueillement. »

Mendellsohn, né le 3 février 1809 à Hambourg et mort le 4 novembre 1847 à Leipzig, est un chef d'orchestre, pianiste et compositeur allemand du début de la période romantique. Contemporain de Liszt, Wagner et Berlioz, il a laissé une œuvre très féconde pour sa courte vie de 38 ans : symphonies, concerti, oratorios, ouvertures, musique de scène, œuvres pour piano seul, œuvres pour orgue seul et musique de chambre. 

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer le Songe d'une nuit d'été, le Concerto pour violon en mi mineur op. 64, les Symphonies no 1, 3 « Écossaise » et no 4 « Italienne », ainsi que quelques-unes de ses 64 romances sans paroles pour piano. 

Source : Wikipédia

Vins : Merlot

Un des cépages préfère de Gaston Portelance est sans contredit le merlot. Il en commande une bouteille au Bar Lounge de l’hôtel Clarendon pour souligner le 30e anniversaire de de Bruno Harvey : 

« — Une bouteille de merlot, comme d’habitude, Monsieur Portelance ?

— Oui, pourquoi changer de nectar ? Avec deux verres, Charlène. J’ai un invité. Il devrait se joindre à moi sous peu. » 

C’est aussi dans une « boîte utilisée dans une autre vie pour transporter des bouteilles de vin : du merlot en raison du nom du vignoble bordelais d’origine contrôlée, imprimé sur deux de ses surfaces » que Bruno Harvey découvre quelques lectures suggérées par son voisin après le départ de celui-ci pour un séjour dans le sud de la France. 

« Le merlot est un cépage rouge, aux petites baies noires, apparu à la fin du 18ème siècle.

De couleur sombre et dense, avec des arômes de fruits rouges et noirs et une superbe palette aromatique, le merlot se transforme au cours de son vieillissement pour laisser place à des notes de pruneaux, de sous-bois, d’épices. En bouche, il est souple avec des tannins distingués. »

Source : Wikipédia et avis-vin.lefigaro.fr


Lieux : le restaurant Chez Ashton

Chez Ashton est une institution dans la restauration rapide qui se retrouve seulement dans la région immédiate de Québec. Elle est entre autres réputée pour son offre d’une grande variété de poutines. Un plat composé, dans sa forme classique, de trois éléments : des frites, du fromage en grains et de la sauce brune qui tire son origine du Centre-du-Québec à la fin des années 1950.

C’est à la succursale de la côte du Palais, dans le Vieux-Québec, que Bruno Harvey rencontre la sergente-détective Marjolaine Bouchard afin de lui fournir des informations à propos d’une jeune femme qu’il a croisée assassinée sur la Grande Allée le soir des festivités de fin d’année 2013. Convaincu «  … que la meilleure façon de rester dans l’ombre consistait parfois à s’exposer en public. »

Le jeune infirmier coiffé d’une tuque rouge devant permettre à la policière de l’identifier  s’approchera d’elle et lui murmurera à l’oreille : « J’vous suggère la poutine. Aujourd’hui, y’a un rabais météo : 22 %, ça vaut la peine. »

Source photo : Tripadvisor

Horloges : horloge de Limoilou

Dans le quartier Limoilou, à l’intersection de la 3e avenue, de la 6e rue et du chemin de la Canardière, une horloge informe les passants de l’heure du moment. 

Dans Chronomeurtres, au moment où se déroulent les événements, cette horloge a « …la réputation de ne jamais annoncer l’heure juste. Ni d’ailleurs la même heure sur chacune de ses trois faces. Comme celle de place d’Youville. Au point où les organisateurs des fêtes du 31 décembre dans ce quartier ouvrier espèrent que cette pièce du mobilier urbain indiquera la bonne heure lors du prochain décompte du Nouvel An. Les gens du coin soupçonnent des petits malins de s’amuser, certaines nuits, à déplacer les aiguilles. On ne leur a jamais mis la main au collet. »

C’est aux pieds de cet instrument de mesure du temps qui passe que le 21 juin 2014 Bruno Harvey convie le journaliste Jean-Charles Boisvert à l’occasion du festival Limoilou en musique avec une sombre idée en tête.

En 2016, une nouvelle version de ce mobilier urbain a été installée lors du réaménagement des lieux. 

Source photo : monlimoilou.com