Divers : le défi des Têtes rasées

« En parcourant l’édition du 24 août 2014 du Journal de la Capitale, Bruno Harvey aperçoit le portrait-robot établi par l’UCM du tueur en série qui aurait tenté d’agresser une des coureuses du dernier marathon. Bien qu’il lui semble difficile, voire impossible d’être identifié en raison de ses verres fumés, il décide tout de même de réduire sa barbe en bouc et de se dégarnir le crâne. Auprès de ses collègues, il justifie son geste en guise de solidarité envers les patients atteints de cancer qu’il soigne au quotidien. Il regrette de ne pas avoir relevé, au printemps, le Défi têtes rasées de Leucan. » 

Cet événement annuel québécois a été organisé la première fois en 2001 bénévole de Leucan (Association pour les enfants atteints de cancer) touché par l’ampleur du défi que les enfants doivent relever lorsqu’ils font face à la maladie. Il permet à l’organisme « de financer la recherche clinique en oncologie pédiatrique et d’offrir aux familles un soutien psychologique et financier continu ». 

Se faire raser la tête est devenu un « symbole d’amour et d’acceptation pour les enfants qui n’ont pas le choix de perdre leurs cheveux à cause des traitements. » 

Source : site Web de Leucan

Auteurs et philosophes : Gaston Bachelard

Au cours de la cérémonie funéraire de Gaston Portelance, Bruno Harvey mentionne que son voisin de palier a régulièrement laissé sur son paillasson « des livres et des photocopies d’articles de revues sur le temps qui règle nos vies ». Il les a « dévorés, curieux d’en discuter avec lui chaque fois qu’il était disponible » Le fils d’horloger fait, entre autres, référence à un certain Bachelard que Gaston lui a fait découvrir et qu’il ne connaissait pas. 

Il s’agit de Gaston Bachelard (1884-1962), philosophe français des sciences, de la poésie, de l'éducation et du temps. 

Dans un de ses principaux ouvrages, L'Intuition de l'instant (1932), « il considère que " la vraie réalité du temps, c’est l’instant ; la durée n’est qu’une construction, sans aucune réalité absolue." La qualité de la construction dépend de la force de notre volonté et de notre degré de créativité : "Le temps ne dure qu'en inventant." »

Source : Wikipédia


Événements : Carnaval de Québec

Dans Chronomeurtres, la soirée d’ouverture du 60e Carnaval de Québec sur la colline parlementaire se déroule le 30 janvier 2014. « Deux événements non prévus se sont invités au programme caractérisé par le retour de la première reine depuis 18 ans, alors que la direction du festival hivernal avait décidé d’inhumer le concept des Duchesses sous des tonnes de glace. »

Des Carnavaleux sont en route vers le site de la fête. Ils empruntent le métrobus 1167 du parcours 800, véhicule articulé du Réseau de transport de la capitale, un « de ceux qui font la navette entre les terminus Montmorency à Beauport, et celui de Marly, à la pointe Sainte-Foy. » Ils se rendent au palais de glace de la mascotte carnavalesque créée en 1955 par un tailleur réputé de la ville de Québec. Ce soir-là, la population de capitale y est conviée à 20 heures.

Marjolaine Bouchard et son conjoint, François Cardinal, sont du groupe. La soirée s’annonce festive.

Références musicales : Felix Mendellsohn

Au cours de la cérémonie des funérailles de Gaston Portelance, un « concerto de Felix Mendelssohn, un des compositeurs préférés du défunt, invite au recueillement. »

Mendellsohn, né le 3 février 1809 à Hambourg et mort le 4 novembre 1847 à Leipzig, est un chef d'orchestre, pianiste et compositeur allemand du début de la période romantique. Contemporain de Liszt, Wagner et Berlioz, il a laissé une œuvre très féconde pour sa courte vie de 38 ans : symphonies, concerti, oratorios, ouvertures, musique de scène, œuvres pour piano seul, œuvres pour orgue seul et musique de chambre. 

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer le Songe d'une nuit d'été, le Concerto pour violon en mi mineur op. 64, les Symphonies no 1, 3 « Écossaise » et no 4 « Italienne », ainsi que quelques-unes de ses 64 romances sans paroles pour piano. 

Source : Wikipédia

Vins : Merlot

Un des cépages préfère de Gaston Portelance est sans contredit le merlot. Il en commande une bouteille au Bar Lounge de l’hôtel Clarendon pour souligner le 30e anniversaire de de Bruno Harvey : 

« — Une bouteille de merlot, comme d’habitude, Monsieur Portelance ?

— Oui, pourquoi changer de nectar ? Avec deux verres, Charlène. J’ai un invité. Il devrait se joindre à moi sous peu. » 

C’est aussi dans une « boîte utilisée dans une autre vie pour transporter des bouteilles de vin : du merlot en raison du nom du vignoble bordelais d’origine contrôlée, imprimé sur deux de ses surfaces » que Bruno Harvey découvre quelques lectures suggérées par son voisin après le départ de celui-ci pour un séjour dans le sud de la France. 

« Le merlot est un cépage rouge, aux petites baies noires, apparu à la fin du 18ème siècle.

De couleur sombre et dense, avec des arômes de fruits rouges et noirs et une superbe palette aromatique, le merlot se transforme au cours de son vieillissement pour laisser place à des notes de pruneaux, de sous-bois, d’épices. En bouche, il est souple avec des tannins distingués. »

Source : Wikipédia et avis-vin.lefigaro.fr


Lieux : le restaurant Chez Ashton

Chez Ashton est une institution dans la restauration rapide qui se retrouve seulement dans la région immédiate de Québec. Elle est entre autres réputée pour son offre d’une grande variété de poutines. Un plat composé, dans sa forme classique, de trois éléments : des frites, du fromage en grains et de la sauce brune qui tire son origine du Centre-du-Québec à la fin des années 1950.

C’est à la succursale de la côte du Palais, dans le Vieux-Québec, que Bruno Harvey rencontre la sergente-détective Marjolaine Bouchard afin de lui fournir des informations à propos d’une jeune femme qu’il a croisée assassinée sur la Grande Allée le soir des festivités de fin d’année 2013. Convaincu «  … que la meilleure façon de rester dans l’ombre consistait parfois à s’exposer en public. »

Le jeune infirmier coiffé d’une tuque rouge devant permettre à la policière de l’identifier  s’approchera d’elle et lui murmurera à l’oreille : « J’vous suggère la poutine. Aujourd’hui, y’a un rabais météo : 22 %, ça vaut la peine. »

Source photo : Tripadvisor

Horloges : horloge de Limoilou

Dans le quartier Limoilou, à l’intersection de la 3e avenue, de la 6e rue et du chemin de la Canardière, une horloge informe les passants de l’heure du moment. 

Dans Chronomeurtres, au moment où se déroulent les événements, cette horloge a « …la réputation de ne jamais annoncer l’heure juste. Ni d’ailleurs la même heure sur chacune de ses trois faces. Comme celle de place d’Youville. Au point où les organisateurs des fêtes du 31 décembre dans ce quartier ouvrier espèrent que cette pièce du mobilier urbain indiquera la bonne heure lors du prochain décompte du Nouvel An. Les gens du coin soupçonnent des petits malins de s’amuser, certaines nuits, à déplacer les aiguilles. On ne leur a jamais mis la main au collet. »

C’est aux pieds de cet instrument de mesure du temps qui passe que le 21 juin 2014 Bruno Harvey convie le journaliste Jean-Charles Boisvert à l’occasion du festival Limoilou en musique avec une sombre idée en tête.

En 2016, une nouvelle version de ce mobilier urbain a été installée lors du réaménagement des lieux. 

Source photo : monlimoilou.com

Auteurs et philosophes : Saint-Augustin - Les confessions

Bruno Harvey relit régulièrement la pensée de Saint-Augustin exprimée dans ses Confessions, particulièrement  dans le chapitre XI du livre onzième qui le confine dans son délire : « Qui fixera le cœur de l’homme, afin qu’il demeure et considère comment ce qui demeure, comment l’éternité, jamais passée, jamais future, dispose et du passé et de l’avenir ? Est-ce ma main, est-ce ma parole, la main de mon esprit, qui aurait cette puissance ? »

« Chaque goutte de temps me coûte si cher », se répète-t-il. Depuis le jour des célébrations de la Saint-Patrick, le jeune infirmier relit ces écrits d’une autre époque, parfois sibyllins, les interprétant de manière subjective et alimentant ainsi son obsession morbide.

Bruno y trouve une autre preuve en appui à la révélation opportune qu’il croit confirmée dans la pensée de l’évêque d’Hippone : « Qui l’arrêtera, ce cœur, qui le fixera pour qu’il s’ouvre stable un instant, à l’intuition des splendeurs de l’immobile éternité… ? Votre aujourd’hui, c’est l’éternité… et si le temps demeurait, il cesserait d’être temps. Pour le présent, s’il était toujours présent sans voler au passé, il ne serait plus temps. »

Personnages : Jean-Charles Boisvert

Dans Chronomeurtres, Jean-Charles Boisvert est un personnage très coloré, souffre-douleur des enquêteurs de l’Unité des crimes majeurs du Service de police de la ville de Québec, « la diva du Journal de la Capitale » comme aime bien le qualifier Norbert Dionne

Fait-diversier toujours accompagné par Simon Beauregard, le photographe, son fidèle compagnon en quête du scoop qui placera son quotidien en tête de la nouvelle à sensation.

Bien malgré lui, ignorant qu’il est lui-même une des cibles du tueur en série, Jean-Charles Boisvert contribuera à mettre les policiers sur la piste de celui qui semble en contrôle des événements pour atteindre son objectif : permettre à ses semblables d’accéder à la vie éternelle dans la béatitude.

Au cours de la soirée célébrant le départ à la retraite de Norbert Dionne, ce dernier avouera avoir malmené celui sans qui le public n’aurait pu suivre les péripéties de cette affaire : « Un reporter que j’ai assez malmené au cours des neuf trop longs mois qu’a duré cette enquête ». « Sans rancune, Jean-Charles », ajoutera-t-il, le bras levé en direction de Boisvert qui lui répondra d’un geste de la main en signe d’approbation.

Lieux : La voûte Chez Ti-Père

Au début du mois de février 2014, l’enquêteur en chef Norbert Dionne rencontre la sœur de la victime assassinée pendant l’inauguration du 60e Carnaval de Québec. Celle-ci raconte que « le soir du meurtre, avec le retour d’la reine et des duchesses, Jean-Paul [son frère] voulait se rappeler les bonnes vieilles années du Carnaval. […] Dans l’temps, avec son cousin qui restait sur la rue Sainte-Thérèse, y participaient tous les deux au concours de monuments de neige. Une année, Jean-Paul avait gagné le deuxième prix. Le Bonhomme Carnaval leur avait remis une médaille dans les Voûtes de Ti-Père. »

Chez Ti-Père était un lieu associé au Carnaval de Québec sur la rue Sainte-Thérèse, dans le quartier Saint-Sauveur de Québec de 1964 à 1990. La rue était animée par des sculptures de glace et de neige ainsi que par de décorations du Carnaval faites par des résidents du secteur. Elle fut nommée la rue du Carnaval.

La voûte était située dans le sous-sol de la maison de d’un dénommé Lionel Faucher et, chaque année, elle était accessible pour accueillir les visiteurs. On pouvait y prendre un verre de Caribou. 

Source : Wikipédia

Divers : Les émeutes lors de la visite de la Reine Elisabeth (1964)

Sur l’avenue Saint-Sacrement, dans la nuit du 1er janvier 2014, l’enquêteur en chef de l’Unité des crimes majeurs, Norbert Dionne, se remémore son passé au sein du Service de police de la Ville de Québec en présence de la sergente détective Marjolaine Bouchard :

« Vous n’étiez pas née quand j’étais sur le terrain, le jour du fameux samedi de la matraque, au cours de la visite contestée de la reine Élisabeth, le 10 octobre 1964. »

Dionne fait référence au fameux samedi de la matraque, une émeute qui eut lieu à l'occasion de la visite de la reine Élisabeth II à l'Assemblée législative du Québec dans le cadre du 100e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec ayant mené à la signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique.

L'émeute fut sévèrement réprimée à la matraque par les 4 000 agents la Police provinciale ainsi que la police municipale de Québec dont faisait partie le jeune Norbert Dionne. 34 manifestants sont arrêtés par la police, dont des touristes de New York et d'Ottawa. 

Source photo : Pinterest