Auteurs et philosophes : Victor Hugo - Lettre à Léonie Biard


Le jour de la Saint Patrick, Bruno Harvey récidive auprès d’un jeune homme déprimé qui vient de perdre sa blonde aux mains de son meilleur ami. Au moment où il partage avec sa promesse d’éternité, il récite une incantation appropriée dans les circonstances :

« Aujourd’hui, c’est le plus beau jour de ta vie, Francis, parce qu’hier n’existe plus et demain ne se lèvera jamais. Le bonheur est là : il est l’instant présent dans l’éternité. » 

Et il ajoute, en citant l’extrait d’une lettre de Victor Hugo à Léonie Biard : « Je n’ai qu’un instant. Je t’envoie l’éternité dans une minute, l’infini dans un mot. »

(Victor Hugo, Œuvres complètes. Édition chronologique publiée en 1968 sous la direction de Jean Massin, volume 7, page 778)

Léonie Biard est passée à la postérité pour être la première exploratrice dans des régions boréales jamais atteintes par une femme et fut l'un des grands amours de Victor Hugo. Après la disparition de sa fille Léopoldine, le poète a noyé son chagrin dans les bras de cette femme de lettres, muse des Contemplations devenue sa maîtresse.

Source de la photo : Wikipédia

Lieux : La 3e avenue à Limoilou

Quelques chapitres de Chronomeurtres ont pour décor la troisième avenue dans le quartier Limoilou de Québec. Une rue marchande où se côtoient des commerces de proximité, des restaurants, des bars. Un secteur de la capitale où les promoteurs immobiliers ont eu carte blanche au cours des années 1890 en s’inspirant « du modèle quadrillé de New York, avec des rues (est-ouest) et des avenues (nord-sud) où sont érigés des immeubles résidentiels, souvent en brique et de plus de 3 étages. »

Dans les années 80, la bijouterie-horlogerie Harvey fictive du roman a pignon sur cette avenue, au 538. Bruno Harvey y vivra depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 24 ans. À noter que dans les années soixante, cet édifice abritait effectivement un tel commerce. 

Et, à cette époque, Norbert Dionne, alors jeune agent, a probablement patrouillé dans cette artère et, qui sait, a-t-il croisé au passage le père ou le grand-père de Bruno Harvey, peut-être lui-même.

 

Un autre segment du roman se déroule à l’angle de la 3e avenue, de la 6e rue et du chemin de la Canardière où se déroule le festival Limoilou en musique.

 

Source : Wikipédia

Personnages : Norbert Dionne

Norbert Dionne est un des principaux personnages de Chronomeurtres. Il dirige à titre d’enquêteur en chef d’un des groupes de détectives à l’Unité des crimes majeurs (UCM) du Service de police de Québec (SPVQ). Sous ses ordres, les sergents détectives Lionel Sanschagrin et Marjolaine Bouchard auxquels se joindra en cours d’enquête l’agent Kevin Pouliot. Le policier d’expérience, dont le fils est architecte marié à une spécialiste en design d’intérieur est l’époux de  Madeleine Saint-Amant professeure en sciences politiques à l’Université Laval. Les faits d’armes du personnage sont inspirés de ceux d’un policier ayant réellement fait carrière au SPVQ.

« Du haut de ses six pieds deux, comme on disait avant l’adoption du système métrique, de carrure encore athlétique malgré son âge respectable, l’homme affiche un regard franc comme l’or et en impose. Ses subalternes et ses supérieurs l’apprécient pour ses qualités humaines et sa diligence à traiter les dossiers qui aboutissent sur son bureau. »

Norbert Dionne est aussi un personnage confronté au temps qui passe : il a pris la décision de prendre sa retraite le 29 août 2014, à 16 heures 30. Son enquête piétine et il craint terminer sa carrière sans résolution des crimes qui s’accumulent mois après mois.

Auteurs et philosophes : Félix Leclerc

Félix Leclerc, né le 2 août 1914 à La Tuque et mort le 8 août 1988 à Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans, est un « auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, animateur de radio et de télévision, scénariste, metteur en scène et acteur québécois, et un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française. » 

Près de la gare du Palais, dans la basse-ville de Québec, on peut lire sur le siège d’une des 40 chaises en acier inoxydable fixées au sol composant l’installation du sculpteur Michel Goulet intitulée Rêver le Nouveau-Monde, cette réflexion du poète sur la longévité du temps : « Le plus difficile, c’est le premier siècle. Rendus à trois, la racine est profonde ».

Source : Wikipédia

Horloges : Horloge de la tour du Parlement

L’horloge de cet édifice mythique de Québec fait partie du décor de deux séquences du roman Chronomeurtres.

D’abord lors des fêtes de fin d’année 2013 alors que, transi, Bruno Harvey décide de retourner chez lui lorsque cet instrument de mesure du temps tinte les 11 coups de la soirée. 

Ensuite, lors de la soirée d’inauguration du 60e Carnaval de Québec et de couronnement de la reine lorsque la même horloge affiche 21 h 10 : la sergente détective Marjolaine Bouchard vient de découvrir au pied de la fontaine de Tourny un homme, les yeux grands ouverts, une tache de sang figée au bas de son cou, un sourire d’ange radieux illuminant son visage éteint. 

Cette horloge « est l’une des plus fascinantes et impressionnantes horloges mécaniques au Canada. Elle serait actionnée par le même mécanisme, à échelle réduite, que le Big Ben de Londres. [Elle] a été fabriquée en 1880 par la firme américaine Seth Thomas Clock, et installée en 1888 par Cyrille Duquet. Elle aurait coûté 2 000 $ à l’époque. Cette horloge, qui comporte 3 faces, ne nécessite qu’un minimum d’entretien pour sonner les heures et faire entendre son tic-tac caractéristique. »

Source : Contact – Université Laval / photo : Martin Dubois


Références musicales : When Irish Eyes are smiling

Un des segments de Chronomeurtres a pour décor le défilé de la Saint Patrick dans les rues de Québec se terminant face à l’hôtel de ville de la capitale. À cette occasion, en 2014, un corps de musique des policiers bostonnais invité entonne à la hauteur de la place d’Youville When Irish Eyes Are Smiling. 

« Une chanson légère en hommage à l’Irlande, par Chauncey Olcott et George Graff, Jr. et mise en musique par Ernest Ball, pour la production d’Olcott de The Isle O' Dreams. Elle a été publié pour la première fois en 1912, à une époque où les chansons en hommage à une Irlande romancée étaient très nombreuses et populaires en Grande-Bretagne et aux États-Unis.» 

Un clin d’œil à l’homme figé à quelques pas de là, les yeux clos, un sourire radieux accroché à ses lèvres, en route pour l’éternité.

 

Source : Wikipédia et Youtube


Lieux : Le terminus d'Youville

Le terminus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) de place d'Youville accueille plusieurs autobus des quatre coins de la ville. C'est également un des points passant des Express et des Métrobus 800 et 801. Le 22 mars 2014, on y retrouve les enquêteurs Norbert Dionne et Marjolaine Bédard, l’agent Kevin Pouliot et le corps d’un homme souriant: 

« La scène du crime est balisée par les traditionnels rubans jaunes d’interdiction de passage. Dans l’abribus et aux alentours, des techniciens en combinaisons sont à la recherche d’indices. Une ambulance est stationnée à proximité, sur la rue D’Aiguillon. Quatre auto-patrouilles du SPVQ bloquent les accès, de part et d’autre du terminus. Les agents détournent les autobus du parcours 11 vers le deuxième quai d’embarquement réservé aux autres circuits. »

 

Auteurs et philosophes : Saint-Augustin – La mémoire et le temps

Parmi les lectures de Bruno Harvey, La mémoire et le temps, déposé en permanence sur sa table de chevet :

« Qu'est-ce donc que le temps ? [...] Qui pourra le saisir même par la pensée, pour le traduire en une parole ? » 

Augustin (354-430), qui s'est converti au christianisme, entreprend une analyse théologique et sensible de la question philosophique du temps dans ses Confessions. Devant le constat de l'impuissance de l'homme à saisir le temps qui se dérobe, il reconnaît qu'il est possible d'en avoir l'intuition par le processus de la mémoire. La mémoire retient les souvenirs, les odeurs, les images, elle retient le temps, lui défend de se mouvoir au présent, éternise l'instant intime. C'est le miracle accompli par la mémoire qui rend l'homme créateur comme Dieu est créateur de temps. Par la mémoire, l'homme rejoint Dieu, sans toutefois le devenir. 

Source : Éditions Fayard

Lieux : Cordes-sur-Ciel

Le 20 juillet 2013, Gaston Portelance part pour le sud de la France et séjourne à Cordes-sur-Ciel, une commune française située dans le département du Tarn, en région d’Occitanie qu’a visité l’auteur de Chronomeurtres. « Bastide construite en 1222 par le comte Raymond VII de Toulouse, haut lieu du catharisme, cette cité médiévale adapte ses rues tortueuses et ses maisons séculaires à un relief escarpé dominant la paisible vallée du Cérou. Site touristique fréquenté, grand site de Midi-Pyrénées, elle est une étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. » 

De retour en octobre, le vieil homme rapporte à son voisin de palier, Bruno Harvey, un boîtier métallique contenant des « croquants de Cordes, croquants de Cordes, des gâteaux aux amandes et une bouteille de Gaillac. 

Source : Wikipédia

Divers : le Métrobus 800

À Québec, les Métrobus sont des parcours à haute fréquence de transport en commun par autobus du Réseau de transport de la Capitale. Ces parcours circulent principalement sur des voies réservées à travers les axes routiers majeurs de la ville, et ne s'arrêtent qu'aux stations spécialement désignées et aménagées à cette fin. 

Le numéro 800 quitte le terminus des Chutes-Montmorency en direction du terminus de Marly, dans le quartier de la Pointe-de-Sainte-Foy. Il traverse les arrondissements de Beauport, de La Cité-Limoilou, puis de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge. 

C’est dans ce bus que montent à Limoilou Marjolaine Bouchard, sergente détective au SPVQ, et son conjoint, François Cardinal, pour aller assister à l’inauguration du Carnaval de Québec sur la colline parlementaire.


Lieux : l’hôtel Hilton

 

Le 30 janvier 2014, l’enquêteur en chef « Norbert Dionne, qui n’est pas en service, a invité à souper son épouse, professeure en sciences politiques à l’Université Laval, son fils, architecte et sa bru, spécialiste en design d’intérieur. L’enquêteur a choisi le Club exécutif dont il est membre, au 23e étage du Hilton Québec. Une table les attend du côté sud de la salle à manger offrant, grâce à six immenses fenêtres, le plus bel observatoire sur le Vieux-Québec, l’île d’Orléans, la côte de Lévis et les édifices de la Colline Parlementaire. »