Personnages : Norbert Dionne

Norbert Dionne est un des principaux personnages de Chronomeurtres. Il dirige à titre d’enquêteur en chef d’un des groupes de détectives à l’Unité des crimes majeurs (UCM) du Service de police de Québec (SPVQ). Sous ses ordres, les sergents détectives Lionel Sanschagrin et Marjolaine Bouchard auxquels se joindra en cours d’enquête l’agent Kevin Pouliot. Le policier d’expérience, dont le fils est architecte marié à une spécialiste en design d’intérieur est l’époux de  Madeleine Saint-Amant professeure en sciences politiques à l’Université Laval. Les faits d’armes du personnage sont inspirés de ceux d’un policier ayant réellement fait carrière au SPVQ.

« Du haut de ses six pieds deux, comme on disait avant l’adoption du système métrique, de carrure encore athlétique malgré son âge respectable, l’homme affiche un regard franc comme l’or et en impose. Ses subalternes et ses supérieurs l’apprécient pour ses qualités humaines et sa diligence à traiter les dossiers qui aboutissent sur son bureau. »

Norbert Dionne est aussi un personnage confronté au temps qui passe : il a pris la décision de prendre sa retraite le 29 août 2014, à 16 heures 30. Son enquête piétine et il craint terminer sa carrière sans résolution des crimes qui s’accumulent mois après mois.

Auteurs et philosophes : Félix Leclerc

Félix Leclerc, né le 2 août 1914 à La Tuque et mort le 8 août 1988 à Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans, est un « auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, animateur de radio et de télévision, scénariste, metteur en scène et acteur québécois, et un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française. » 

Près de la gare du Palais, dans la basse-ville de Québec, on peut lire sur le siège d’une des 40 chaises en acier inoxydable fixées au sol composant l’installation du sculpteur Michel Goulet intitulée Rêver le Nouveau-Monde, cette réflexion du poète sur la longévité du temps : « Le plus difficile, c’est le premier siècle. Rendus à trois, la racine est profonde ».

Source : Wikipédia

Horloges : Horloge de la tour du Parlement

L’horloge de cet édifice mythique de Québec fait partie du décor de deux séquences du roman Chronomeurtres.

D’abord lors des fêtes de fin d’année 2013 alors que, transi, Bruno Harvey décide de retourner chez lui lorsque cet instrument de mesure du temps tinte les 11 coups de la soirée. 

Ensuite, lors de la soirée d’inauguration du 60e Carnaval de Québec et de couronnement de la reine lorsque la même horloge affiche 21 h 10 : la sergente détective Marjolaine Bouchard vient de découvrir au pied de la fontaine de Tourny un homme, les yeux grands ouverts, une tache de sang figée au bas de son cou, un sourire d’ange radieux illuminant son visage éteint. 

Cette horloge « est l’une des plus fascinantes et impressionnantes horloges mécaniques au Canada. Elle serait actionnée par le même mécanisme, à échelle réduite, que le Big Ben de Londres. [Elle] a été fabriquée en 1880 par la firme américaine Seth Thomas Clock, et installée en 1888 par Cyrille Duquet. Elle aurait coûté 2 000 $ à l’époque. Cette horloge, qui comporte 3 faces, ne nécessite qu’un minimum d’entretien pour sonner les heures et faire entendre son tic-tac caractéristique. »

Source : Contact – Université Laval / photo : Martin Dubois


Références musicales : When Irish Eyes are smiling

Un des segments de Chronomeurtres a pour décor le défilé de la Saint Patrick dans les rues de Québec se terminant face à l’hôtel de ville de la capitale. À cette occasion, en 2014, un corps de musique des policiers bostonnais invité entonne à la hauteur de la place d’Youville When Irish Eyes Are Smiling. 

« Une chanson légère en hommage à l’Irlande, par Chauncey Olcott et George Graff, Jr. et mise en musique par Ernest Ball, pour la production d’Olcott de The Isle O' Dreams. Elle a été publié pour la première fois en 1912, à une époque où les chansons en hommage à une Irlande romancée étaient très nombreuses et populaires en Grande-Bretagne et aux États-Unis.» 

Un clin d’œil à l’homme figé à quelques pas de là, les yeux clos, un sourire radieux accroché à ses lèvres, en route pour l’éternité.

 

Source : Wikipédia et Youtube


Lieux : Le terminus d'Youville

Le terminus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) de place d'Youville accueille plusieurs autobus des quatre coins de la ville. C'est également un des points passant des Express et des Métrobus 800 et 801. Le 22 mars 2014, on y retrouve les enquêteurs Norbert Dionne et Marjolaine Bédard, l’agent Kevin Pouliot et le corps d’un homme souriant: 

« La scène du crime est balisée par les traditionnels rubans jaunes d’interdiction de passage. Dans l’abribus et aux alentours, des techniciens en combinaisons sont à la recherche d’indices. Une ambulance est stationnée à proximité, sur la rue D’Aiguillon. Quatre auto-patrouilles du SPVQ bloquent les accès, de part et d’autre du terminus. Les agents détournent les autobus du parcours 11 vers le deuxième quai d’embarquement réservé aux autres circuits. »

 

Auteurs et philosophes : Saint-Augustin – La mémoire et le temps

Parmi les lectures de Bruno Harvey, La mémoire et le temps, déposé en permanence sur sa table de chevet :

« Qu'est-ce donc que le temps ? [...] Qui pourra le saisir même par la pensée, pour le traduire en une parole ? » 

Augustin (354-430), qui s'est converti au christianisme, entreprend une analyse théologique et sensible de la question philosophique du temps dans ses Confessions. Devant le constat de l'impuissance de l'homme à saisir le temps qui se dérobe, il reconnaît qu'il est possible d'en avoir l'intuition par le processus de la mémoire. La mémoire retient les souvenirs, les odeurs, les images, elle retient le temps, lui défend de se mouvoir au présent, éternise l'instant intime. C'est le miracle accompli par la mémoire qui rend l'homme créateur comme Dieu est créateur de temps. Par la mémoire, l'homme rejoint Dieu, sans toutefois le devenir. 

Source : Éditions Fayard

Lieux : Cordes-sur-Ciel

Le 20 juillet 2013, Gaston Portelance part pour le sud de la France et séjourne à Cordes-sur-Ciel, une commune française située dans le département du Tarn, en région d’Occitanie qu’a visité l’auteur de Chronomeurtres. « Bastide construite en 1222 par le comte Raymond VII de Toulouse, haut lieu du catharisme, cette cité médiévale adapte ses rues tortueuses et ses maisons séculaires à un relief escarpé dominant la paisible vallée du Cérou. Site touristique fréquenté, grand site de Midi-Pyrénées, elle est une étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. » 

De retour en octobre, le vieil homme rapporte à son voisin de palier, Bruno Harvey, un boîtier métallique contenant des « croquants de Cordes, croquants de Cordes, des gâteaux aux amandes et une bouteille de Gaillac. 

Source : Wikipédia

Divers : le Métrobus 800

À Québec, les Métrobus sont des parcours à haute fréquence de transport en commun par autobus du Réseau de transport de la Capitale. Ces parcours circulent principalement sur des voies réservées à travers les axes routiers majeurs de la ville, et ne s'arrêtent qu'aux stations spécialement désignées et aménagées à cette fin. 

Le numéro 800 quitte le terminus des Chutes-Montmorency en direction du terminus de Marly, dans le quartier de la Pointe-de-Sainte-Foy. Il traverse les arrondissements de Beauport, de La Cité-Limoilou, puis de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge. 

C’est dans ce bus que montent à Limoilou Marjolaine Bouchard, sergente détective au SPVQ, et son conjoint, François Cardinal, pour aller assister à l’inauguration du Carnaval de Québec sur la colline parlementaire.


Lieux : l’hôtel Hilton

 

Le 30 janvier 2014, l’enquêteur en chef « Norbert Dionne, qui n’est pas en service, a invité à souper son épouse, professeure en sciences politiques à l’Université Laval, son fils, architecte et sa bru, spécialiste en design d’intérieur. L’enquêteur a choisi le Club exécutif dont il est membre, au 23e étage du Hilton Québec. Une table les attend du côté sud de la salle à manger offrant, grâce à six immenses fenêtres, le plus bel observatoire sur le Vieux-Québec, l’île d’Orléans, la côte de Lévis et les édifices de la Colline Parlementaire. »

Lieux : Le restaurant Saint-Amour

Chronomeurtres s’ouvre sur des funérailles dans le Vieux Québec « où la famille de Gaston Portelance a convié ses amis et ses connaissances. Une ultime occasion de saluer l’analyste en informatique retraité, dont les cendres les attendent dans une modeste urne en céramique ».  

L’événement se déroule dans un des meilleurs restaurants de la capitale, le Saint-Amour. Pour l’occasion, « afin de dégager le centre de la salle à manger, le personnel a déplacé une dizaine de plantes vertes. La répartition des tables en forme de « L » a libéré un espace sur la droite. Sur chaque nappe dont la blancheur contraste avec les chaises ébène, un lampion brûle dans son écrin de verre. » 

C’est aussi à cette occasion que Bruno Harvey fait sa première apparition causant un certain émoi auprès des personnes présentes. 

Le scénario de la cérémonie funèbre est librement inspiré de réelles funérailles auxquelles a participé l’auteur.

Source : site web du restaurant


Auteurs et philosophes : Lamartine – Le lac

Alphonse de Lamartine, de son nom complet Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine est un poète, romancier, dramaturge français, ainsi qu'une personnalité politique qui participa à la révolution de 1848 et proclama la Deuxième République. Il est l'une des grandes figures du romantisme en France.
 

Dans un segment de Chronomeurtres, lorsque l’horloge d’origine allemande fixée au mur du salon de Bruno Harvey annonce des douze coups de midi, « chacune des onze premières ondes acoustiques, provoquées à intervalle régulier et harmonique par le mécanisme de sonnerie, le défie. Elles martèlent Tempus fugit, hora volant , une formule latine imitée par Lamartine dans Le lac, un de ses célèbres poèmes. Bruno l’a découverte dans une classe de littérature au Collège François-Xavier Garneau : Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, suspendez votre cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours ! » 

Derrière le battant de la garde-robe de sa chambre, « une affiche est fixée à l’aide de punaises. La reproduction d’une toile célèbre du peintre Henri de Caisne, réalisée en 1839, représente le poète […]. L’homme de lettres pose sur des rochers, en compagnie de ses deux lévriers près d’un lac. » 

Source : Wikipédia