Lieux : Le restaurant Saint-Amour

Chronomeurtres s’ouvre sur des funérailles dans le Vieux Québec « où la famille de Gaston Portelance a convié ses amis et ses connaissances. Une ultime occasion de saluer l’analyste en informatique retraité, dont les cendres les attendent dans une modeste urne en céramique ».  

L’événement se déroule dans un des meilleurs restaurants de la capitale, le Saint-Amour. Pour l’occasion, « afin de dégager le centre de la salle à manger, le personnel a déplacé une dizaine de plantes vertes. La répartition des tables en forme de « L » a libéré un espace sur la droite. Sur chaque nappe dont la blancheur contraste avec les chaises ébène, un lampion brûle dans son écrin de verre. » 

C’est aussi à cette occasion que Bruno Harvey fait sa première apparition causant un certain émoi auprès des personnes présentes. 

Le scénario de la cérémonie funèbre est librement inspiré de réelles funérailles auxquelles a participé l’auteur.

Source : site web du restaurant


Auteurs et philosophes : Lamartine – Le lac

Alphonse de Lamartine, de son nom complet Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine est un poète, romancier, dramaturge français, ainsi qu'une personnalité politique qui participa à la révolution de 1848 et proclama la Deuxième République. Il est l'une des grandes figures du romantisme en France.
 

Dans un segment de Chronomeurtres, lorsque l’horloge d’origine allemande fixée au mur du salon de Bruno Harvey annonce des douze coups de midi, « chacune des onze premières ondes acoustiques, provoquées à intervalle régulier et harmonique par le mécanisme de sonnerie, le défie. Elles martèlent Tempus fugit, hora volant , une formule latine imitée par Lamartine dans Le lac, un de ses célèbres poèmes. Bruno l’a découverte dans une classe de littérature au Collège François-Xavier Garneau : Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, suspendez votre cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours ! » 

Derrière le battant de la garde-robe de sa chambre, « une affiche est fixée à l’aide de punaises. La reproduction d’une toile célèbre du peintre Henri de Caisne, réalisée en 1839, représente le poète […]. L’homme de lettres pose sur des rochers, en compagnie de ses deux lévriers près d’un lac. » 

Source : Wikipédia


Objets : Sac Ziploc

Une des pièces à conviction omniprésente sur les scènes de crimes de Chronomeurtres : « un sac à sandwich Ziploc avec un chronomètre en marche et un carton sur lequel est imprimée une série de chiffres. » Un message ou une provocation à l’intention des enquêteurs de l’Unité des crimes majeurs (UCM) du Service de police de la ville de Québec (SPVQ). 

Mais aussi un objet qui aura une toute autre signification pour l’enquêteur en chef Norbert Dionne : «  La boîte au format trompeur contient un sac Ziploc noyé dans un océan de papiers de soie multicolores. La pochette transparente laisse paraître un carton sur lequel est imprimé le drapeau du Portugal et un indice qui ne laisse place à aucune interprétation ».


Lieux : La fontaine de Charles Daudelin

Alors que Bruno Harvey vient de récupérer une mallette à la consigne de la gare d’autobus jouxtant la Gare du Palais, il « finit par déboucher dans le petit parc face à la gare et contourne la gigantesque fontaine de Charles Daudelin intitulée Éclatement II. La dénomination de l’œuvre publique décrit son état physiologique : sa poitrine risque d’exploser sous la pression de son cœur qui s’emballe. »

Ce parc, La Place du Québec, a été inauguré « en 1980 et c'est en 1984 que cette œuvre de l'artiste québécois Charles Daudelin est offerte « en hommage du Québec à la ville de Paris ». La fontaine est composée de plusieurs plaques de bronze plus ou moins courbées qui prolongent le trottoir environnant. Cette continuité donne l'impression que le trottoir est soulevé par l'eau qui en émerge. » 

Elle reproduit un embâcle, « l'obstruction du lit d'un cours d'eau par un empilement massif de glace. La fontaine symbolise ainsi le moment de l'année où la glace de l'hiver libère les eaux jaillissantes du Saint-Laurent et des rivières » du Québec. 

Dans un autre segment de Chronomeurtres, Bruno prendra la direction de la sculpture-fontaine en évitant au maximum d’attirer l’attention. 

Source : Atlasmuseum et Wikipédia


Références musicales : Steve Hill


Sur la Grande Allée, à Québec, « lors de la soirée du passage vers la Nouvelle Année 2014, la bière et les spiritueux coulent à flots sur les terrasses des commerces où on a installé des foyers extérieurs. Avec un mercure inférieur à 30 degrés Celsius, hôteliers, restaurateurs et tenanciers des bars ont tout prévu afin que les dizaines de milliers de personnes présentes s’enflamment dans l’ambiance musicale concoctée pour une cinquième année consécutive. »

La fête a débuté à 20 heures et parmi les artistes invités, l’auteur-compositeur-interprète, guitariste et chanteur Steve Hill originaire de Trois-Rivières.

Le musicien « se produit debout tout en chantant et en jouant de la guitare, ses pieds jouant de la grosse caisse, de la caisse claire, des chapeaux de salut et avec un bâton de batterie fusionné à la tête de sa fidèle guitare, toutes les autres percussions à portée de main. »

Le soir du 31 décembre 2013, il a fait encore une fois un tabac pendant que se tramait un drame derrière la scène sur laquelle il évoluait.

Source Wikipédia et site Web de l’artiste

Divers : Le Bye Bye


Le 31 décembre 2013, l’enquêteur en chef Norbert Dionne reçoit dans le confort de son domicile de l’arrondissement de Charlesbourg un appel d’une patrouilleuse qui a découvert une jeune femme inerte au cœur des fêtes de fin d’année sur la Grande Allée à Québec. Le devoir l’appelle et le force à interrompre, contre son gré, l’écoute du Bye Bye 2013 comme le font ce soir-là 2 859 000 Québécois. Le policier doit aussi renoncer au petit réveillon d’amoureux préparé par son épouse, Madeleine Saint-Amant qui réplique à son mari :

— Franchement Norbert, un appel dans la nuit du Jour de l’An ! Il n’y a personne d’autre en poste, des plus jeunes… Il me semble qu’on a assez donné. J’ai définitivement hâte que tu prennes ta retraite !

— Je sais chérie, tu as raison. Je suis de garde ce soir. J’ai accepté parce que le premier janvier a toujours été calme à Québec. Il fallait que ce soit différent cette année.

Le Bye Bye est une émission de télévision présentée le 31 décembre de chaque année à 23 heures sur les ondes de Radio-Canada, le télédiffuseur d'État. La mouture 2013 de cette revue humoristique de l’année culturelle et politique s’était avérée plus gentille que mordante avec ses sketches attendus de tous.

Lieux : Pub Saint-Alexandre

C’est au Pub Saint-Alexandreauthentique pub anglais établi sur la sur la rue Saint-Jean depuis 1988, établissement blues et jazz dans le Vieux Québec, que le tueur en série de Chronomeurtres rencontre le 3e « bénéficiaire » de sa découverte permettant d’accéder à l’éternité bienheureuse avec le sourire aux lèvres.

L’action se déroule en pleine festivité de la Saint-Patrick alors que la bière aux couleurs de l’Irlande coule à flots. Québec étant une ville à l’échelle humaine, il n’est pas surprenant que le protagoniste de Chronomeurtres côtoie d’autres personnages romanesques.

Source : site web du Pub et Québec Scope magazine

Auteurs et philosophes : Virgile - Géorgiques Tempus fugit


Tempus fugit est au cœur des préoccupations de Bruno Harvey, obsédé par le temps qui passe, par l’instant présent infinitésimal, le futur, un passé en devenir.

Cette expression est fréquemment utilisée en inscription sur les horloges. Elle est tirée de deuxième œuvre majeure du poète romain Virgile écrite entre 37 et 30 avant Jésus-Christ (Géorgiques [Les travaux de la terre], livre III, vers 284), poème didactique abordant la culture des champs, l’arboriculture (spécialement la vigne), l’élevage et l’apiculture :

« Sed fugit interea, fugit irreparabile tempus, singula dum capti circumvectamur amore » (« Mais en attendant, il fuit : le temps fuit sans retour, tandis que nous errons, prisonniers de notre amour du détail »).

Source : Wikipédia

Références musicales : DJ Champion


Le treizième chapitre de Chronomeurtres nous entraîne sur la Grande-Allée, à Québec, au cours de la soirée du « passage vers la Nouvelle Année 2014, la bière et les spiritueux coulent à flots sur les terrasses des commerces où on a installé des foyers extérieurs. Avec un mercure inférieur à 30 degrés Celsius, hôteliers, restaurateurs et tenanciers des bars ont tout prévu afin que les dizaines de milliers de personnes présentes s’enflamment dans l’ambiance musicale concoctée pour une cinquième année consécutive. »

Une pléiade d’artistes et de musiciens défilent sur la scène aménagée face au Manège militaire, à deux pas de l’édifice du Parlement. Parmi ceux-ci, DJ Champion « fébrile, d’animer sur le site les 120 dernières minutes de la fête ».

À l’âge de 13, Maxime Morin (son vrai nom) est déjà un musicien dans l’âme jouant surtout du heavy metal et évoluant dans quelques groupes. Vers l'âge de 25 ans, il s’intéresse à musique techno et, vers 1994, il produit sa propre musique de dance et à jouer dans divers clubs de Montréal sous les noms de Le Max et Mad Max.

En 2001, il s'aligne vers une direction musicale combinant guitares et musique électronique. C’est à cette époque qu’il change aussi son nom pour celui de DJ Champion, « pour rire un peu de l'explosion du nombre de DJ à l'époque ».

Au cours du spectacle sur la Grande-Allée, il s’apprête à livrer une prestation attendue par les milliers de spectateurs alors que sous et derrière la scène…

Source : Wikipédia

Auteurs et philosophes : José Rodrigues dos Santos - La formule de Dieu


José António Afonso Rodrigues dos Santos est un journaliste et écrivain portugais. Il est l’auteur de plusieurs essais, biographies et fictions dont, entre autres une série mettant en vedette Tomás Noronha, professeur d'histoire, spécialiste en cryptologie et scientifique amateur sollicité pour décrypter des manuscrits codés ou agir à titre d’agent double. Ce personnage de fiction a été créé par dos Santos en 2006 dans le roman historique/thriller La Formule de Dieu, qui a inspiré la thématique de Chronomeurtres.

En prêtant à Bruno Harvey son exemplaire dont le « concepteur de la maquette a intégré une photo d’Albert Einstein songeur, les mains jointes, une lumière éblouissante en arrière-plan », Gaston Portelance contribue bien malgré lui à alimenter le trouble mental de son jeune voisin :

«  […] les données scientifiques présentées sont vraies. Les théories exposées sont défendues par des physiciens et des mathématiciens de renom […]. Tu liras en priorité ce chapitre, mais je te recommande l’ensemble de l’œuvre.

Bruno feuillette le livre et repère au hasard des portions de paragraphes surlignées. Son œil fureteur saisit l’à-propos de certains extraits : déterminer le passé et le futur ; impossible de tout savoir sur l’état présent de l’univers ; la différence entre une seconde et la suivante est infiniment divisible, un des paradoxes de Zénon, et il existe autant de temps dans une seconde que dans toute l’éternité. De la musique à ses oreilles. Ces bribes de phrases renforcent la crédibilité de sa révélation et résonnent dans la chapelle de son obsession… »
Source : Wikipédia

Divers : Les Jarrets noirs


Lorsque le détective enquêteur Norbert Dionne de l’Unité des crimes majeurs du Service de police de la ville de Québec se présente à Lévis chez la sœur cadette de la première victime pour recueillir son témoignage, on apprend que les deux sœurs sont originaires d’une famille de jarrets noirs de Saint-Joseph-de-Beauce.

Ce surnom est communément attribué aux habitants de la Beauce. Aux premiers temps de la colonie, les Beaucerons qui venaient « en ville » à Québec vendre leurs produits devaient franchir cours d'eau et marais et, forcément, se salissaient les jambes :

« Quand les anciens Beaucerons arrivaient à Lévis ou à Québec pour vendre leurs produits, ils étaient tout crottés et boueux car ils avaient traversé des terrains marécageux ; depuis ce temps on les appelle les “Jarrets noirs” » (Maurice Lorent, Le Parler populaire de la Beauce, Ottawa, Éditions Leméac, 1977, p. 224).

Cette expression a traversé les époques et est parfois utilisée encore de nos jours malgré son évidente désuétude.

Source : Wikipédia